Comment faire vos premiers pas pour construire votre marque personnelle ?

Vous êtes nombreux à être convaincu de l’importance de construire et gérer sa marque personnelle. Mais, vous êtes aussi nombreux à repousser sans cesse le moment où vous allez enfin vous y mettre. Peut-être parce que vous ne savez pas par quoi commencer ou parce que le quotidien prend souvent le dessus.

Avec Gilles Noblet, nous avons conçu un dispositif pour vous aider à faire les premiers pas. Ce dispositif vous mettra sur le bon chemin pour construire votre marque personnelle sans forcément faire tout le chemin avec vous ou à votre place. Notre objectif est simple : vous accompagner dans la mise en place des fondations de votre marque personnelle pour un prix raisonnable !

Voici le communiqué de presse du lancement de notre offre commune dont le détail sera communiqué uniquement aux personnes intéressées :

Communiqué de presse

Démarrer une démarche de Personal Branding

Experts reconnus en matière de Personal Branding, Gilles Noblet et Olivier Zara s’associent. Ils proposent une offre commune destinée aux auto-entrepreneurs, salariés et travailleurs indépendants pour les aider à développer leur marque personnelle.

Chacun porte en lui une marque distinctive qui le rend unique. Une marque caractérisée par ses talents, son parcours, ses expériences, … Tout le problème est de prendre conscience de cette marque, de la faire connaître et reconnaître par les autres. C’est la démarche que propose le Personal Branding pour accroître sa crédibilité et sa notoriété dans son domaine de référence.

Pour permettre à chacun de tirer le meilleur parti de son potentiel et de conforter son identité et sa réputation numérique, Gilles Noblet et Olivier Zara ont développé 6 modules complémentaires qui peuvent fonctionner de manière autonome.

Un premier package de 3 modules, animé par Gilles Noblet, porte sur la dimension humaine (potentiel, talents, biographie) de la gestion de sa marque personnelle.

Un second package de 3 modules, animé par Olivier Zara, porte sur la dimension numérique (identité, notoriété et réputation sur Internet) de la gestion de sa marque personnelle.

À propos de Gilles Noblet

Il est l’auteur de “Développer sa marque personnelle, le Personal Branding dans son métier, sa carrière, et sa vie” publié aux éditions CFPJ et membre du comité d’accréditation d’Authentys (Société francophone de Personal Branding) – www.authentys-personal-branding.com

Contact : gilnoblet@passagedecap.com / Tél : 06 11 40 68 84

À propos de Olivier Zara

Il est l’auteur de “Réussir sa carrière grâce au Personal Branding, gérer son identité et sa réputation professionnelle” publié chez Eyrolles et président d’Authentys.

Contact : www.olivier-zara.com

Je profite de ce billet pour remercier les 500 professionnels qui participent au groupe Identité et réputation numériques que j’anime sur Linkedin :

http://www.linkedin.com/e/vgh/1786530/

Le recrutement 2.0 vu par Loïc Le Meur

Dans l’émission « On revient vers vous » diffusée sur Cadremploi.fr, vous trouverez une interview très intéressante de Loïc Le Meur sur le recrutement 2.0. Il explique en particulier comment il a recruté un de ses collaborateurs par tchat !

Je partage son avis lorsqu’il recommande de laisser un maximum de traces sur le web : “C’est le meilleur moyen de se faire repérer sur ses compétences”. Comme je l’ai dit dans mon livre : “le pire qui puisse vous arriver sur Internet n’est pas de laisser des traces dangereuses pour votre identité ou négatives pour votre réputation à travers un blog ou un forum. Le pire serait que l’on ne trouve aucune trace de vous, que vous n’ayez pas de réputation numérique.”

Les pratiques de Loïc sont nouvelles, déroutantes mais il incarne à mon avis le futur du recrutement.

Source Cadremploi.fr

Recrutement 2.0 & Vie numérique

Depuis la sortie de mon livre sur le Personal Branding en mars 2009, j’ai fait beaucoup de conférences un peu partout en France (bientôt en Belgique et au Québec). Presqu’à chaque fois, j’avais au moins un recruteur dans les participants qui venait me voir à la fin de la conférence. Vérifiant que personne ne l’écoutait, il me glissait : “Vous alertez les participants sur les risques potentiels de l’invisibilité sur Internet. Vous êtes trop prudent. Chez nous, on google le candidat retenu pour un entretien et s’il est invisible sur Internet, son CV part directement à la poubelle”. Intéressant mais qui me croira si je publie ça sur mon blog ?

Une étape a été franchie lors de la conférence de l’ESCP-Europe fin septembre 2009. Pour la première fois devant tous les participants, un recruteur, Ludovic Massuel, Managing Director de Antal International, a pris la parole pour expliquer sa position. Je lui ai aussitôt demandé s’il était d’accord pour mettre par écrit son témoignage. Il m’a répondu “OK” et il l’a fait ! Voici son témoignage (copier coller du commentaire fait sur le billet lié à la conférence ESCP-Europe) :

“J’ai assisté à cette conférence d’Olivier Zara.

Ce qu’il souligne comme nécessité de “travailler et gérer son identité numérique” est vrai et de plus en plus vrai à chaque jour qui passe.
En tant que “Executive Search”, c’est-à-dire Cabinet de Recrutement par approche directe, j’ai témoigné de l’importance que nous accordons désormais aux parcours professionnels décrits dans les outils de réseaux sociaux tels que LinkedIn ou Viadeo.

Nous (recruteurs) commençons à être formés pour réaliser des recherches ciblées et pertinente dans ces réseaux et apprécions la vitesse d’identification et de mise en contact avec des candidats.

Même si les secteurs dont je m’occupe (IT, Télécommunications et Conseil) sont des secteurs où les individus sont parmi les plus avancés dans le maniement des outils “High-Tech” et ou l’absence d’un profil sur un des réseau devient “suspect”, on a de plus en plus tendance à aller également en chercher sur d’autres secteurs (Finance, RH, etc.).

En espérant que ce commentaire vous incite à participer à ses conférences (ou peut-être acheter son livre que je n’ai malheureusement pas eu encore le temps de lire …)”

Depuis fin septembre, d’autres recruteurs ont pris position de la même manière lors d’interviews ou sur leurs blogs. J’en déduis que les usages et finalement les mentalités changent rapidement dans le sens que j’anticipais dans mon livre. Nous ne sommes de toute façon plus vraiment dans une émergence mais une réalité quotidienne en Amérique du Nord où je réside.

Biographie de Ludovic Massuel

Commençons par le plus important, son blog : http://lmassuel.wordpress.com

En tant que membre de l’association des anciens de l’ESCP-Europe, il intervient comme “Expert Emploi” afin d’aider les jeunes diplômés à se situer au mieux par rapport aux entreprises et au monde du travail en général durant cette période agitée économiquement et dans le cadre d’une action d’envergure de l’association : le “pack Anti-Crise”.

Le cabinet parisien qu’il dirige est spécialisé sur les secteurs de l’Informatique, des télécommunications et du Conseil ainsi que sur les métiers de la Vente et du Marketing. Le cabinet appartient à un réseau International (Antal International Network) formé de 60 cabinets répartis sur plus de 30 pays.

Il a occupé des postes variés allant du DBA au Manager d’équipe Avant-vente software en passant par le Management d’équipes de Technical Account Manager, expert CRM, Architecte Technico-Fonctionnel, Directeur de Projets internationaux en implémentation de structures Off-shore, etc.

Tout ceci lui permet d’appréhender au mieux les caractéristiques précises des différentes contextes d’opérations des collaborateurs de talent qu’il trouve et sélectionne pour ses clients.

Ludovic Massuel est Ingénieur ESTIT-ITR-HEI et diplômé MBA ESCP-EAP.

Barack Obama, expert en réputation numérique ?

A lire sur Challenges (édition du 22 octobre 2009), un article sur la réputation numérique :

Une image sur Internet, cela s’encadre
Informations indélébiles, flux incontrôlables : le Web disqualifie les vieilles recettes de la com. De plus en plus d’entreprises et de particuliers font donc appel à des experts en réputation numérique.

Voici les extraits qui ont retenu mon attention :

– “Début septembre, en visitant un lycée dans l’Etat de Virginie, Barack Obama s’est fait interpeller par un jeune qui lui demandait comment décrocher le job le plus important du monde. «Avant toute chose, faites très attention à ce que vous postez sur Facebook, a-t-il solennellement répondu. Quoi que vous y fassiez, tôt ou tard cela émergera de nouveau dans votre vie.»”

– “Barack Obama avait ouvert la voie durant sa campagne. Pour contrer les fausses rumeurs et la calomnie, les 750000 volontaires pouvaient se connecter au site FactCheck, et diffuser ainsi la bonne parole dans le cyberespace pour mieux façonner la réputation numérique du candidat. Cette élection-là s’est d’abord gagnée sur le Web.”

– Une citation d’Albéric Guigou, directeur marketing de Réputation Squad : «Noyer une mauvaise réputation sous quelque chose de positif ou de neutre nécessite énormément de création de contenus et de référencement de ceux-ci dans les moteurs de recherche comme Google.»

J’ai rencontré Albéric Guigou en septembre et un billet est à suivre sur Réputation Squad quand j’aurai testé ce service qui s’annonce très prometteur.

Nos vies sur Internet, à perpète

Nos vies sur Internet, à perpète est le titre d’un excellent article paru le 1er avril 2009 dans le journal Le Monde par Yves Eudes.

Voici un résumé des éléments qui m’ont marqué :

1. L’exemple de Fanny qui ouvre un blog à des fins professionnelles puis au fil du temps, le contenu de son blog devient de plus en plus personnel. Ayant laissé le lien vers son blog sur son CV, un employeur potentiel visite le blog et lit un passage dans lequel Fanny explique sur un ton ironique qu’elle se sent très flemmarde. Résultat : candidature rejetée parce que l’employeur a considéré que ce texte pouvait impacter négativement la réputation de son entreprise. En d’autres termes, un employeur ne peut pas accepter que la marque personnelle d’un salarié nuise à la marque de l’entreprise.

Fanny décide ce jour-là de se googler et découvre avec horreur un texte dans lequel elle affirme qu’elle montrera ses seins aux personnes qui feront une donation à l’oeuvre caritative pour laquelle elle a un jour travaillé.

Fanny a donc compris tardivement qu’elle avait maintenant une vie numérique qui pouvait impacter positivement ou négativement son identité et sa réputation.

2. 70 % des CV circulant en France sont bidonnés ou embellis. Il semble que les recruteurs soient de ce fait de plus en plus actifs sur Internet, je cite un recruteur : “Par recoupements, je peux constater qu’un candidat a publié sur Internet plusieurs CV contradictoires. Je peux aussi combler un trou dans un CV : j’ai découvert qu’un candidat avait enchaîné quatre périodes d’essai dans quatre boîtes différentes, dont aucune n’avait débouché sur une embauche, et qu’il n’en avait pas parlé dans son CV.”

3. La discrimination à l’embauche du fait de vos opinions politiques exprimées sur le Web est une réalité. J’avais cité le cas de Ronald dans mon livre. Cet article montre que Ronald n’est vraiment pas un cas isolé !

4. Quelques exemples en fin d’article montrent comment on peut très facilement recouper des informations sur une personne pour en savoir plus sur elle à l’insu de son plein gré.

Si vous avez un peu de temps, je vous conseille de lire l’article au complet, on ne s’ennuie pas et il sera bientôt accessible uniquement aux abonnés.

Lire l’article…

Un grand merci à Véronique Anger-de Friberg, journaliste et auteur, www.lesdialoguesstrategiques.com qui m’a signalé l’article.

Faut-il surveiller votre réputation sur Internet ?

Ce billet vous aidera à comprendre pourquoi il est important de surveiller sa réputation sur Internet et comment le faire gratuitement sans aucune connaissance technique.

Vous êtes très prudent : vous ne laissez jamais votre nom sur Internet et, si vous faites une contribution, vous utilisez un pseudonyme. C’est votre façon de ne laisser aucune trace qui puisse impacter votre réputation. Mais êtes-vous sûr que votre entourage ne vous cite pas nominativement (avec votre prénom et votre nom) sur des forums, blogs ou réseaux sociaux à l’occasion de la publication d’un billet, d’un commentaire, d’une photo ou d’une vidéo ? Le web 2.0 permet à tout le monde de publier n’importe quoi en citant n’importe qui. Il serait peut-être prudent de surveiller sur Internet ce qui se dit sur vous.

Beaucoup d’internautes protègent leur réputation sur Internet en utilisant un ou plusieurs pseudonymes. De cette façon, ils peuvent par exemple parler librement de politique ou de religion. Cependant :
1. Est-il vraiment possible de ne pas avoir d’identité numérique ? Peut-on vraiment être anonyme sur Internet ?
2. Est-il prudent de ne pas savoir ce qui se dit sur vous sur Internet ?

I. Le mythe de l’anonymat sur Internet

“Pour vivre heureux, vivons cachés” ou “Pas vu, pas pris”, voilà des dictons qui ne veulent plus rien dire sur Internet ! Vos amis, votre famille, vos collègues peuvent publier des contenus sur vous en vous citant nominativement. Vous avez bien fait attention de ne pas partager vos opinions politiques. Mais l’ami, avec qui vous discutiez dans un bar hier soir, s’enflamme sur son blog et vous cite “Bernard Duglumo était d’accord avec moi, Sarko et Sego, ça se vaut !!” et pour illustrer son propos, il ajoute une photo où on vous voit tous les deux en train de boire des bières pour soigner votre déprime politique. Sur Facebook ou sur Flickr, en surfant sur les photos de vos amis, vous trouverez des photos sur lesquelles on vous voit. Chaque photo peut être commentée, exemple : “Il faisait chaud”, “Un excellent resto” ou… “On fumait un gros pétard”. Certaines photos sont à accès restreint, d’autres sont en accès libre… Qu’on roule en voiture ou qu’on navigue sur les autoroutes de l’information, les accidents n’arrivent pas toujours qu’aux autres.

L’anonymat sur Internet est devenu un mythe grâce ou à cause du Web 2.0. Le contenu est maintenant créé par les utilisateurs eux-mêmes. Mais, rassurez-vous, le plus gros risque n’est pas que votre entourage (qui vous aime) publie des choses négatives ou neutres sur vous. Le risque, c’est que ça ne corresponde pas à votre “image de marque”. Dans votre vie, vous avez une image de marque et dans votre vie numérique aussi ! Il est important qu’il n’y ait pas décalage.

Si l’anonymat sur Internet est un mythe, cela ne veut pas pour autant dire qu’il est inutile. Écrire anonymement est parfois nécessaire pour pouvoir s’exprimer librement sur des questions sensibles (politique, religion,…). Il est aussi préférable de dissimuler son identité lorsqu’on utilise des sites de rencontres ou simplement pour cultiver son jardin secret.

Être anonyme sur Internet peut devenir indispensable pour protéger votre carrière si votre employeur ne partage pas vos opinions. Il y a d’ailleurs un vrai problème d’éthique lorsque certaines entreprises ou recruteurs cherchent des informations dans des profils censés être privés (sur Facebook par exemple). Ces entreprises qui ne respectent pas votre vie privée finiront par être connues et elles le payeront un jour en termes de détérioration du climat social et de difficultés dans le recrutement.

II. Comment surveillez votre réputation sur Internet ?

Si votre anonymat n’est pas garanti, si votre image de marque peut souffrir, mieux vaut surveiller votre réputation sur Internet ! La surveillance doit être régulière car de nouveaux contenus sont publiés en permanence. Tous les jours, vous devriez donc faire une requête dans un ou plusieurs moteurs de recherche sur votre prénom et votre nom. Votre recherche doit porter en particulier sur les blogs, les forums, les photos ou les vidéos. Mais, vous avez sûrement mieux à faire ! Heureusement, pour être alerté dès qu’un contenu est publié avec votre prénom et votre nom, il existe plusieurs services d’alertes qui sont très simples d’utilisation.

Lorsqu’on cite votre prénom et votre nom sur Internet, il est important de réagir rapidement pour vérifier que le contenu publié correspond à votre image de marque. Plus vous attendez, plus le contenu sera lu par un nombre croissant d’internautes. Ce contenu peut également être dupliqué à l’infini et échapper à votre contrôle. Si nécessaire, vous pouvez demander le retrait du contenu ou sa modification. Si l’auteur du contenu refuse de retirer ou modifier le contenu, vous pourrez soit agir en justice, soit exercer un droit de réponse pour donner votre version des faits (un billet est en préparation avec plus de détails sur la question du “nettoyage”). Mais, le plus souvent le contenu est publié par des personnes que vous connaissez et qui ne cherchent pas à vous nuire. Un petit e-mail suffira pour faire disparaître ou modifier le contenu.

Pour surveiller votre réputation, vous pouvez utiliser un système d’alertes par e-mail ou par RSS (à condition de consulter vos flux RSS régulièrement !). Les services d’alertes doivent être paramétrés avec votre “Prénom Nom” entre guillemets. Cependant, vous pouvez aussi rajouter d’autres mots-clés pour être informé des nouveaux contenus en rapport avec votre expertise ou vos activités. Ces services ne sont pas dédiés uniquement à la surveillance de la réputation individuelle. Ils peuvent être utiles pour : suivre l’évolution d’une affaire ; obtenir des informations sur un concurrent ou un secteur d’activité ; connaître l’actualité d’une personnalité ; suivre les résultats d’une équipe sportive ; etc…

Les systèmes d’alertes décrits ci-dessous ne peuvent pas surveiller ce qui se dit sur des espaces privés, par exemple votre profil Facebook. Mais, comme il s’agit d’espaces privés, en théorie, personne ne devrait y avoir accès. Cependant, étant donné que certains recruteurs et employeurs essayent de s’introduire sur ces espaces privés pour obtenir des informations confidentielles et personnelles, soyez vigilant ! Cette possible intrusion dans votre vie privée nécessite un contrôle strict des “amis” que vous ajoutez sur vos profils dans les réseaux sociaux. En invitant vos collègues de bureau ou des personnes que vous ne connaissez pas vraiment, vous ouvrez potentiellement une brèche dans le mur qui sépare votre vie privée et votre vie professionnelle.

D’une manière générale, vous ne perdrez jamais votre temps en appelant votre entourage social ou professionnel à faire preuve de “bon sens numérique” lorsqu’il publie des photos ou des contenus qui vous concerne sur leur propre espace. On pourrait appeler ça de la prévention routière numérique ! Définir un code de la route numérique fait partie des objectifs de ce blog, alors n’hésitez pas à faire des commentaires pour partager vos idées.

III. Les services d’alertes gratuits

Google alertes

Le service est ouvert à tous, y compris ceux qui n’ont pas de compte Gmail. Cependant, pour créer une alerte, vous devez d’abord créer un compte sur Google. Les alertes sont envoyées à l’adresse e-mail que vous avez utilisée pour créer votre compte. L’envoi des alertes se fait uniquement par e-mail.

Pour chaque alerte créée, vous devez spécifier :
– Les termes recherchés (en l’occurrence “Prénom Nom” s’il s’agit de surveiller votre réputation numérique)
– Le type de contenu recherché : Actualités, Web, Groupes ou Tous les types. Il est préférable de choisir l’option “Tous les types”.
– La fréquence d’envoi d’une alerte : une fois par jour, une fois par semaine ou selon l’actualité.

Ce service vous alerte à chaque fois que Google référence dans son moteur de recherche un nouveau contenu. Etant donné que Google est le moteur de recherche le plus utilisé, c’est un choix intéressant pour faire votre veille. Cependant, Google n’indexe pas forcément tous les contenus. Leur système d’alertes n’est donc pas fiable à 100%.

Google repère les nouvelles publications très vite. Mais, il ne permet pas un paramétrage précis des critères de recherche. Il n’existe pas de filtres permettant de réduire le “bruit”. Il s’agit par exemple d’exclure les contenus produits par vous-même ou ceux concernant un homonyme. Par exemple, si vous avez un homonyme spécialisé sur l’immobilier et que vous êtes spécialisé sur l’automobile, il est utile de pouvoir créer un filtre pour exclure des résultats les mots courants du secteur de l’immobilier. Ainsi, vous ne recevez pas les alertes qui ne vous concernent pas.

Site : http://www.google.com/alerts

Favebot

Favebot (pour FAVorit roBOT) est très bien fait. Pendant les tests, Google a parfois ignoré certains contenus qui ont été détectés par Favebot, mais l’inverse est aussi vrai ! C’est peut-être parce que Favebot cherche du contenu sur plusieurs moteurs de recherche et pas uniquement sur le moteur de recherche de Google. Favebot ne propose pas non plus de filtres.

Favebot permet de surveiller 9 types de sources différents :
Blogs
Livres
DVDs
Evènements
Musique
Actualités
Photos
Podcasts
Vidéos

Pour faire de la publicité, les spammeurs créent de faux blogs avec de vraies publicités ! On appelle ça des splogs. Un nouveau fléau ! En raison du spam provenant du service de blogs de Google (Blogger/BlogSpot), tous les contenus provenant de ces blogs sont bloqués par Favebot. Par ailleurs, toujours à cause du spam, Favebot bloque aussi les contenus provenant de noms de domaine qui se terminent par .info. Donc, si vous êtes cité par un blog en .info, par exemple www.reputation.axiopole.info, vous ne serez pas alerté par Favebot. Décevant ! Comme toujours avec les filtres anti-spams, il y a des dommages qui sont parfois plus que collatéraux. Les explications du concepteur sont à lire ici.

Malgré ces précautions, Favebot propose quand même des liens qui renvoient vers des sites qui tentent d’installer des virus sur votre ordinateur ou des blogs purement publicitaires, alors que Google ne propose jamais ce genre de lien. Il semble que Favebot ne soit pas aussi bien armé que Google pour lutter contre les spammeurs et les pirates.

Favebot délivre les alertes uniquement par flux RSS. Pour obtenir vos alertes par e-mail, il existe un service français efficace, gratuit et simple : Xfruits. Une fois inscrit, pour créer une alerte, allez sur la page d’accueil, puis cliquez sur “RSS to Mail”. Favebot vous fournit un lien URL spécifique pour chacune de vos alertes, il suffit de reprendre ce lien URL dans Xfruits. A noter qu’il est aussi possible sur Xfruits d’agréger plusieurs flux RSS en un seul qu’on peut ensuite recevoir par e-mail. Par ailleurs, Favebot propose sur son site d’autres options pour recevoir les alertes par e-mail, lire ici.

Site : http://www.favebot.com/

SearchAlert.net

SearchAlert ne fait des recherches que sur Google. Il est cité pour information, car je n’ai jamais pu valider mon inscription. Après 2 tentatives, j’attends toujours l’e-mail pour activer mon compte !

Site : http://www.searchalert.net/

IV. Surveillez la blogosphère !

La blogosphère, terrain de jeu du web 2.0, mérite une attention particulière. Pour des alertes ciblées, vous pouvez utiliser l’un des 3 services suivants :

Google Blog Search

Lancez une recherche sur votre prénom et nom dans ce moteur. Vous trouverez un flux RSS directement dans la barre d’adresse de votre navigateur. Ce flux vous permettra de suivre les nouvelles publications concernant votre prénom et votre nom dans la blogosphère. Ce moteur est très efficace et le référencement vraiment rapide.

Site : http://blogsearch.google.com/

Technorati

Technorati est un moteur de recherche spécialisé sur les blogs. Lancez une recherche, et une fois que les résultats sont affichés, vous avez le bouton “Subscribe” en haut à droite. Cliquez sur ce bouton pour ajouter un flux à votre lecteur RSS.

Comparé à Google Blog Search, les résultats fournis sont très médiocres… une vraie passoire ! On peut même se demander si Technorati fournit des résultats…

Site : http://www.technorati.com

Icerocket blog search

Même système que sur Google blog search. Icerocket est parfois complémentaire de Google. L’utilisation des 2 en parallèle peut être utile, mais n’est pas forcément indispensable car les performances de ces 2 moteurs sont équivalentes.

Site : http://www.icerocket.com

V. Les services d’alertes payants

Pleegs

Pleegs est un nouveau service très prometteur, que je cite pour information car il est en cours de développement. Il est le seul à proposer des filtres très sophistiqués qui permettent de cibler ses alertes avec beaucoup de précision. On peut recevoir ses alertes par e-mail ou RSS. Un billet complet sera publié dès que le service sera opérationnel.

Ce service sera disponible sur abonnement à partir de 29.95€/mois. Pleegs est compétitif pour les entreprises, mais son prix est un peu trop élevé pour les particuliers.

Site : http://www.pleegs.com

Online Reputation Monitor (Distilled)

Ce service propose un système d’alertes sur des mots-clés. Il existe un système de filtres. Le service en images : http://reputation.distilled.co.uk/pages/screenshot

Les différentes offres sont décrites ici  (prix en £) – soit pour l’offre de base $9.99 USD par mois.

Site : http://reputation.distilled.co.uk/

Attenalert

Même service et même prix que le service précédemment cité “Online Reputation Monitor”.

Site : http://www.attenalert.com

ReputationDefender

Pour $9.95 / mois, ReputationDefender recherche les contenus qui vous concernent sur Internet (réseaux communautaires, blogs, sites d’informations, réseaux de partage d’images, de vidéos et de musique).

Ce service vous propose également de “détruire” le contenu qui vous gêne pour $29,95 par item à supprimer. On reparlera dans un prochain billet de l’efficacité des offres de nettoyage. En attendant, mieux vaut vous abstenir.

L’offre de service est décrite en détail ici.

Site : http://www.reputationdefender.com/

Indigo Stream Technologies

Indigo Stream Technologies propose un service d’alerte : GoogleAlert. Rien à voir avec Google Alertes, il ne s’agit pas d’un service de Google ! Les recherches se font uniquement sur Google. Une brochure présente le service et les différents tarifs (entre $4,95 / mois et $39,95 / mois).

Il est possible de s’inscrire gratuitement. Dans ce cas, vos recherches sont limitées à 3 expressions et GoogleAlert n’affiche que les 50 premiers résultats pour chaque expression. GoogleAlert propose des recherches avancées avec des filtres et permet également d’affiner les résultats grâce à un tri par pertinence.

Site : http://www.googlealert.com/products.php

Copernic Agent Professional

A la différence des autres services présentés, il ne s’agit pas d’un service en ligne, mais d’un logiciel qui s’installe sur votre poste de travail. Copernic Agent Professional consulte simultanément plus de 1000 moteurs de recherche, combine leurs résultats et supprime les résultats identiques. Copernic propose un système de veille avancé :
– Veille de pages Web pour détecter les changements de contenus
– Veille de recherches pour repérer de nouveaux résultats

Il existe plusieurs versions du logiciel, mais seul Copernic Agent Professional vous alerte par e-mail des nouveaux résultats. Les autres versions moins chères ne proposent pas cette fonction et du coup, c’est sans intérêt car il est peu probable que vous ayez le temps de lancer cette recherche tous les jours.

Le prix de 79,95 euros/USD est assez élevé, mais cela revient à un abonnement de 8 mois pour les services qui vous facturent $10 par mois. Attention, le logiciel fonctionne uniquement avec les plate-formes suivantes : Windows XP/2000/NT/Me/98/95. Le service client n’est pas en mesure de donner une date de mise à jour du logiciel pour Vista. Cependant, l’éditeur m’a informé que leur logiciel fonctionnait quand même sur Vista, sauf pour le système d’alertes par e-mail. Donc, si vous êtes sur Vista, passez votre chemin…

Pour avoir un aperçu et faire un test sans risque, vous pouvez télécharger une version gratuite.

Site : http://www.copernic.com

iGooq (Filteris)

iGooq est un service haut de gamme réservé aux dirigeants et personnalités publiques. Lorsqu’une personne fait appel à iGooq pour comprendre son image sur le Web, un consultant définit d’abord les différents registres dans lesquels s’intègre cette personne, pour pouvoir ensuite la comparer à d’autres personnes qui se classent dans les mêmes registres. Cette étude comparative permet de paramétrer les outils informatiques de Filteris qui calculent différents indicateurs de mesure. Les résultats sont finalement synthétisés dans le rapport qui est remis au client.

Le prix de l’analyse dépend des besoins du client en termes de compréhension de son image Web : paramètres de l’analyse, indicateurs sélectionnés, fréquence de l’analyse… Le coût d’une analyse Buzz, par exemple, se situe entre $1000 USD et $6000 USD.

Site : http://www.igooq.com

Trackur

Ce service est bien fait, avec un système de filtres sophistiqués, des alertes par e-mail ou RSS. Il a été lancé par Andy Beal, auteur du livre “Radically Transparent” et expert de la gestion de la réputation en ligne pour les entreprises.

On peut essayer le service gratuitement pendant 14 jours. Les prix vont de $18 USD / mois pour un service de base jusqu’à $188 USD / mois.

Site : http://www.trackur.com/

VI. Que choisir ?

Les services payants offrent beaucoup plus de valeur ajoutée que les services gratuits. En général, l’agrégation des contenus est plus conviviale, mais surtout ils proposent des filtres qui sont très utiles pour ne pas perdre du temps à lire un contenu qui ne vous concerne pas.

Sur le gratuit, le minimum serait une combinaison de Google Alertes + Google Blog Search.  Il semble dangereux d’utiliser Favebot car vous risquez de laisser passer des contenus importants du fait de sa politique d’exclusion de certains noms de domaines (.info) et services de blogs (blogger.com).

Pour les services payants, Pleegs s’annonce comme un service très prometteur. Copernic Agent Profesional est un bon choix puisque vous payez $80 USD une seule fois au lieu d’un abonnement mensuel qui peut devenir très coûteux dans la durée. Cependant, l’utilisation de ce logiciel peut-être assez complexe pour les profanes. Contrairement à la plupart des offres, il faut prévoir un certain temps d’auto-formation et prier pour que le logiciel soit un jour disponible sur Vista. L’absence de mise à jour pour Vista est quand même inquiétante…

Le choix entre gratuit et payant dépend de votre perception de la valeur ajoutée d’une veille sur votre prénom et nom et de votre évaluation des risques qui pèsent sur votre réputation numérique. Surveiller votre réputation sur Internet aura probablement plus d’importance si vous êtes consultant, freelance ou chercheur d’emploi que si vous êtes fonctionnaire ou retraité !

Il manque clairement un service payant à forte valeur ajoutée ciblé sur les particuliers avec un tarif attractif autour de $3 à $5 USD / mois. Pour l’instant, ce marché vise principalement les entreprises et les prix sont en conséquence… dommage !

D’une manière générale, le marché est émergent et les offres sont plus que perfectibles. Les tests ont été réalisés sur les 6 derniers mois et les résultats étaient globalement incertains et approximatifs. On comprend pourquoi quand on analyse la complexité du défi : chercher chaque jour une aiguille dans une meule de foin…